Sorcières & homosexualité

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Comme le souligne Didier Godard dans son essai Deux hommes sur un cheval, l’homosexualité masculine au Moyen Âge, hérésie, sorcellerie et homosexualité sont étroitement associés par les pouvoirs religieux, judiciaire et politique tout au long du Moyen Âge et au-delà, jusqu’à la révolution industrielle :

Aux yeux des clercs et des juristes, jusque la fin du XVIIe siècle, l’une et l’autre sont inspirées par les forces du mal, par le diable ; en termes modernes, l’une et l’autre représentent le sexe contre la société, l’instinct contre la loi, la nature contre la culture, et , […],  contre le christianisme, la survivance de l’ancien monde, antique et païen.

Aujourd’hui, les procès mêlant les deux perdurent dans des pays où l’homosexualité est passible de la peine de mort, au Cameroun  comme en Arabie Saoudite.

Heureusement en Europe, les procès et les buchers pour sodomie comme pour sorcellerie se sont éteints en même temps à l’aube des « Lumières », et la Révolution abolira définitivement les « crimes imaginaires ».

En cette période d’Halloween, ce dossier vous invite donc à découvrir quelques œuvres fantastiques mettant en scène des sorcières bisexuelles ou lesbiennes. 

Dans les séries et les films

Librement inspiré et complété de Witch Hunt: Lesbian Witches in Pop Culture

Dans la littérature

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Liste non exhaustive, il y a peu de titres en français, si vous connaissez d’autres titres de romans, films ou séries, n’hésitez pas à nous contacter pour les partager.

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  1. Xavier Numa Borloz

    A l’origine tout ça correspond effectivement à une volonté de l’Église Romaine de diaboliser tout ce qui lui échappait. Ainsi s’est faite la conjonction médiévale entre l’homosexualité, jugée contre-nature, l’hérésie, église du diable, et la sorcellerie, pratique démoniaque. Tout cela se retrouve d’ailleurs au moment des procès du catharisme et du valdéisme, quelle qu’ait pu être la réalité historique par ailleurs.

    Comme l’a montré Michelet, la sorcellerie était surtout une réaction populaire face à une culture dominante et oppressive. Quant aux hérésies, la répression puis leur marginalisation les réduisirent souvent à survivre au travers des pratiques magico-religieuses. L’homosexualité était évidemment pratiquée dans l’Église catholique, à condition de rester strictement officieuse…

    L’association de toutes ces notions pose évidemment problème, puisqu’elle renvoie aux stéréotypes pourvoyeurs de bûchers en tout genre. Maintenant, ces réalités, réhabilitées peu à peu par les Lumières et leur travail de réflexion critique, puis par le romantisme et son goût de la transgression, ont acquis une perception plus positive (voir Harry Potter…).

    Néanmoins, il faut toujours rester vigilant. Si vous notez par ailleurs à juste titre que l’homophobie n’est guère répandue en SF, il ne faut pas oublier qu’il n’en est malheureusement pas de même de la lesbophobie. Sur ce point, on voit trop régulièrement de belles horreurs…

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