Filmothèque – Homosexualité & Science-Fiction

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Un couple gay dans La Belle et la Bête (2017)

Dans la dernière version (2017) de La Belle et la Bête, le réalisateur Bill Condon a choisi de mettre en avant la sexualité du Fou qui est donc clairement amoureux de son meilleur ami, Gaston, le Don Juan arrogant et prétentieux prêt à tout pour épouser Belle

Voici donc les 2 protagonistes, Le Fou :

Il est le meilleur ami de Gaston, comme dans la série animée.

Mais, il en pince pour lui. Bill Condon a déclaré : « LeFou est quelqu’un qui un jour veut être Gaston et le jour d’après, il veut embrasser Gaston. C’est quelqu’un qui est perdu sur ce qu’il ressent. Il réalise tout juste qu’il éprouve des sentiments pour lui et Josh [Gad] le fait de façon très subtile et c’est génial. C’est ce qui rend la fin aussi bien, mais je ne veux pas vous en dire trop. Mais c’est beau, un moment gay inédit dans les films Disney ». Voici d’ailleurs la chanson où il dit qu’ « un jour il veut être Gaston et le jour d’après, il veut embrasser Gaston » :

Le second est un villageois, faisant partie d’une bande de 3 :

qui vont vouloir s’en prendre à Big Ben, l’horloge, qui sera défendu par Mme de Garderobe, qui va les rhabiller pour l’occasion : 

et çà semble plutôt réjouir l’un d’entre eux :

que l’on retrouvera au bal de fin dans les bras de LeFou :

Bien sur, si le fait que Disney permette enfin l’apparition de la diversité dans ses films nous réjouit, ce ne fut évidemment pas le cas de tout le monde. Les passages « controversés » ont été supprimés dans plusieurs pays musulman et le film boycotté dans certaines salles, telle celle de ce directeur sur sa page Facebook (via Deadline) :

« C’est avec une grande tristesse que nous devons annoncer à nos clients que nous ne montrerons pas « La Belle et la Bête » au Drive-In d’Henagar lorsqu’il sortira. Lorsque des entreprises nous forcent continuellement à penser comme elles, nous devons nous y opposer. Nous faisons tous des choix et j’ai fait le mien. (…) Si nous ne pouvons pas emmener notre petite-fille de 11 ans et notre petit-fils de 8 ans voir un film, il n’y a pas d’intérêt à le voir du tout. Si je ne peux pas m’asseoir avec Dieu et Jésus à mes côtés pour regarder un film, il n’y a pas d’intérêt à le montrer du tout. Je sais que des gens ne seront pas d’accord avec cette décision. C’est normal. Nous sommes avant tout des Chrétiens. Nous ne nous opposerons pas à ce que nous enseigne la Bible. Nous continuerons à projeter des films qui défendent la famille, et que vous pouvez voir entièrement sans être inquiétés par le sexe, la nudité, l’homosexualité et la grossièreté.(…) ».

Selon Time, l’évangéliste Franklin Graham a lancé un appel au boycott du film qui a déjà été partagé 90 000 fois sur Facebook.

 On notera d’ailleurs que si l’évocation d’une relation gay fait polémique, le fait qu’une adolescente soit séduite par un espèce de minotaure ne semble pas les gêner :

Au delà de ces passages fort agréable, le casting est également très gay-friendly avec des personnalités ouvertement gay, notamment Ian « Gandalf »  » Magneto » McKellen qui interprète Big Ben, et Luke « Bard – The Hobbit » Evans, interprète de l’horrible Gaston, sans oublier bien sûr le réalisateur Bill Condon.

Même s’il y a un antécédent français de casting gay-friendly avec la version de 1946 de Jean Cocteau, avec le sublime Jean Marais en Gaston, la Bête et le Prince :

Après toutes ces images, on imagine que vous en voulez encore plus !

On vous  propose de clore en beauté par cette reprise du titre principal par le violoniste torse-nu « Shirtless Violonist »:

 

 

2015 : Credence, un film de SF avec une famille homoparentale

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Credence

Film britannique de Mike Buonaiuto avec Alex Hammond, Anthony Topham, Tia Kenny
Réalisé en 2015
Durée : 30 minutes

Résumé :

Credence part d’un scénario classique d’apocalypse : la lune a été touchée par un astériode et se dirige vers la Terre. Seuls les enfants, et plus précisément ceux dont les parents en auront eu les moyens, pourront partir à bord d’une navette spatiale pour coloniser d’autres mondes et perpétuer l’espèce humaine. Les autres devront rester mourir sur une Terre ravagée par de violentes tempêtes.

L’originalité du projet réside plutôt sur le focus fait par le réalisateur, Mike Buonaiuto, sur la relation sentimentale entre les deux pères de cette petite fille dont la complicité et l’amour vont être mis à rude épreuve par ce déchirement.

Visite depuis le site officiel http://www.shapehistory.com/Credence/ sur Vimeo on demand.

Notre avis :

Financer sur IndieGogo, l’équipe de Credence, qui demandait 6000£, en a récolté plus de 22 000 et nous livre un magnifique court-métrage d’une demi-heure sur un dilemme cosmique auquel devront faire face un couple de pères pour sauver leur petite fille.

Quand l’amour et le sacrifice s’allient dans un film catastrophe, thème souvent explorer dans les films d’anticipation, mais pour la première fois avec en premier plan un couple gay, ni anecdotique ni caricatural.

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Ce sacrifice pour sauver la petite est d’une dureté inimaginable,  et nous montre, si c’était nécessaire, qu’un bon scénario est mille fois plus efficace que des effets spéciaux tonitruants.

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Les 3 acteurs et particulièrement la petite nous transportent pour une demi-heure émouvante, à regarder sous la couette dans les bras de votre amoureux ou amoureuse.

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2014 : Dyke Hard

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Dyke Hard

Film suédois de Bitte Andersson avec Lina Kurttila, Peggy Sands, Maria Wågensjö, Alle Eriksson
Réalisé en 2014
Durée : 90 minutes

Résumé :

En 1986, un groupe de rock lesbien un peu has been décide de profiter d’une compétition musicale à l’autre bout du pays pour remonter sur le devant de la scène. Durant leur road trip, ces filles délurées devront affronter des cyborgs, des fantômes, une boxeuse thaïe, des matrones tyranniques, des ninjas ou encore un gang de motardes qui ne leur voudront pas du bien…

Gorgé d’humour bitchy et de clins d’œil camp, DYKE HARD est une ode aux années 80, à la trash culture et aux séries B. Mélange des genres, du film d’action à la comédie musicale, en passant par la science-fiction et le film d’horreur, cette bombe à eau joyeuse et nostalgique réjouira les fans de cinéma bis et décalé.

Notre avis :

Jubilatoire ! Découvert à l’occasion du Festival On s’en film, ce film clairement inspirée par une fan du genre enchaîne les références et gags avec maestria sur 90 minutes.

On suit donc les aventures d’un Scooby Gang lesbien dans un road movie pour participer à un concours de rock.

Chaque étape est un prétexte à des références à de nombreux films ou légende, notamment l’Odyssée d’Ulysse :

  • maison hantée et son fantome de Morgane-Circée, 
  • la maison de grand-mère, entre maison en pain d’épices et île des Lotophages,
  • prison, dont une référence explicite à Hannibal Lecter :

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Retrouvez ce film ce soir à 22h au Marais Film Festival

2016 : Star Trek : Sans limites

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Star Trek : Sans limites

Film américain de Justin Lin avec Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg, John Cho
Réalisé en 2016

Durée : 120 minutes

Résumé :

L’«USS Enterprise» est parti pour une mission de reconnaissance de cinq ans. Le temps passant, les liens se sont resserrés entre le capitaine Kirk et les autres membres de l’équipage. Alors que les premières années de mission se sont déroulées sans encombre, le vaisseau est un jour attaqué par des extraterrestres d’une race inconnue. Ces derniers font de tels dégâts sur l’«Enterprise» que les hommes sont contraints de l’abandonner. Ils atterrissent sur une planète proche, où il n’y a aucune chance qu’une navette Starfleet vienne les secourir. Là, Kirk et ses hommes découvrent qu’ils vont devoir affronter un ennemi terrible : Krall…

Notre avis :

Après le reboot initié depuis 2 films par J.J. Abrams, on assiste a un classique de l’univers Star Trek : dépasser les frontières de l’univers connu, découvrir de nouvelles planètes et affronter des adversaires belliqueux pour finir par sauver la galaxie. Du grand spectacle !

Le bonus de cet épisode est l’introduction du premier personnage gay officiel de premier plan, Hikaru Solo, pilote de l’USS Enterprise. Nous avions eu le fils de Kirk dans la Web Serie Star Trek : Blood and Fire. Cependant même si le script avait été commandé et écrit, il n’a jamais vraiment été tourné officiellement, car certains responsables du studio ont eu une réaction négative à la représentation positive d’un couple homosexuel. Il a donc été adapté en web série.

Ainsi, on a enfin un couple gay, avec une fille, que l’on voit furtivement lors d’une permission d’Hikaru Sulu qui retrouve son compagnon Ben et sa fille Demora dans un moment de retrouvaille familiale particulièrement touchant :

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Cet événement est cependant entaché de deux « bad buzz » :

  • George Takei, interprète original d’Hikaru Sulu, lui-même gay ayant fait son coming out et grand défenseur de la cause gay, n’a pas apprécié que l’on ai changé l’esprit du personnage d’origine de Gene Roddenberry alors que l’acteur scénariste Simon Pegg voulait justement lui rendre hommage, notamment en profitant de l’univers et l’histoire alternatifs depuis le reboot. Les deux positions se défendent, le buzz a permis au moins d’attirer notre attention sur un passage qui aurait pu passé inaperçu tant il est furtif…
    Et vous qu’en pensez-vous ?


    Que pensez-vous de la sortie du placard d'Hikaru Sulu dans Star Trek Beyond ?

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  • John Cho, l’acteur qui incarne le nouveau Sulu a déclaré qu’un baiser avait été filmé mais qu’il n’a pas été retenu au montage… Les vieux démons d’Hollywood qui préfère cacher ce gay qu’on ne saurait voir ont la vie dure !
    Espérons le retrouver dans une version longue ou dans les bonus du Bluray.

2013 : Dumbledore et Grindelwald : une fanfiction vidéo

The Greater Good

Le 18 octobre 2007, lors d’une apparition de la romancière britannique au Carnegie Hall, à New York, J.K. Rowling a annoncé l’homosexualité d’Albus Dumbledore et de son histoire avec Grindelwald :

« Pour être honnête avec vous … j’ai toujours pensé que Dumbledore était gay. [Ovation.]Dumbledore est tombé amoureux de Grindelwald et cela n’a fait que rendre sa révulsion pour Grindelwald plus grande lorsque celui a montré sa vraie nature. D’une certaine manière, cela excuse un peu plus Dumbledore parce que tomber amoureux de quelqu’un vous aveugle en quelque sorte, mais il avait rencontré quelqu’un d’aussi brillant que lui et contrairement à Bellatrix, il était très attiré par ce brillant individu, et horriblement, terriblement abandonné par lui. En fait, j’ai récemment lu le script du sixième film, et Dumbledore devait dire à Harry « J’ai connu une fille une fois, dont les cheveux… »[Rires]. J’ai du écrire une petite note dans la marge et la faire glisser au scénariste, «Dumbledore est gay !»[Rires]
Si j’avais su que cela vous rendrait aussi heureux, je vous l’aurais annoncé plus tôt !
Il fallait que je vous donne de quoi parler pour les 10 prochaines années… Il ne vous reste plus qu’à imaginer la fanfiction maintenant. »

Le studio Broad Strokes Productions a répondu à la demande de l’auteur par ce magnifique court-métrage :

On notera notamment le regard d’Albus Dumbledore lorsque Gellert Grindelwald affirme ne rien savoir de l’Amour, que ce n’est qu’une « distraction passagère » :

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Et quelques secondes plus tard, Abelforth commence à comprendre et interroge son frère, lorsque Gellert affirme que l’amour d’Albus les a éloigné de leur quête pour le Bien de Tous.

Les effets sont simples mais largement suffisant pour qu’on puisse apprécier ce court-métrage de 17 minutes !

Ce studio a également produit un autre court dans l’univers de Harry Potter, sur la confrontation de Snape avec les Maraudeurs, la bande de James Potter, avec Sirius, Remus et Peter : Severus Snape and the Marauders – Harry Potter Fan Film.

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