par Olivier
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Pour poursuivre cette excitante série, un tour d'horizon des auteurs les plus audacieux de la SF, qui, de SPINRAD à MOORCOCK en passant par Ursula LeGUIN, Francis BERTHELOT ou Thomas DISCH, finirent par abattre, un à un, tous les tabous.

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  PREMIERES AUDACES : SPINRAD ET SILVERBERG


Norman SPINRAD
La publication en feuilleton de "Jack Barron et l'éternité" de Norman SPINRAD, dans "New worlds" [la revue phare de la New Wave, dirigée par Michael MOORCOCK], fait un tel scandale qu'il en est question lors d'un d'un débat houleux à la Chambre des communes [l'équivalent de notre Assemblée nationale] et vaut à la revue une suspension de publication.

Il faut dire que SPINRAD utilise un vocabulaire cru pour l'époque, un vocabulaire qui fit un choc aux lecteurs ! Certes, aujourd'hui, le livre n'a [plus] grand chose de scandaleux, mais il n'en demeure pas moins d'une brillante actualité, par les thèmes actuels que SPINRAD avait su anticiper.

 


Robert SILVERBERG
L'anticipation sexuelle donne à la SF un autre de ses chef-d'œuvres, une effrayante dystopie née sous la plume d'un autre auteur américain.
Et si chacun pouvait faire l'amour où, quand et avec qui il le voulait ? Bienvenue dans "Les monades urbaines" de Robert SILVERBERG. Le roman, qui fut publié en France dans des conditions rocambolesques [cf. la préface de Gérard KLEIN] est un incontournable de ce dossier, et de la SF.

Nous sommes en 2381. L'humanité vit dans des tours de 1.000 étages, où la hiérarchie sociale se fait par étage : plus vous habitez haut, plus vous êtes un personnage important. Un million de personnes vivent dans chaque tour, et l'on estime la population mondiale à 70 milliards d'individus. Personne ne songe à sortir des tours, car on y trouve tout. La liberté sexuelle y est totale et absolue : il ne viendrait à personne l'idée de refuser un rapport sexuel à quiconque, quel que soit le sexe du [ou de la] partenaire. Le but est de croître et multiplier, aussi les couples qui n'ont pas encore eu d'enfants n'ont pas droit à un appartement, ils vivent dans un foyer jusqu'à ce qu'ils procréent et multiplient.

Tout le monde est heureux,
la paix règne, chacun est logé, mange à sa fin, est soigné :
"Le bonheur règne sur Terre.
Qui en doute est malade.
Qui est malade est soigné.
Qui est incurable est exécuté."
Telle est la nouvelle devise.

Au début, tout se passe bien, puis, certains personnages vont commencer à s'interroger, à [re]découvrir des sentiments devenus anachroniques comme l'amour ou la jalousie.
SILVERBERG nous peint un univers glacial, à travers un récit fragmenté qui fait vraiment froid dans le dos. Roman cru où la sexualité joue un rôle central, il reste plus de trente ans après sa publication un chef d'œuvre qui pose une question fondamentale : une certaine liberté n'est-elle pas le meilleur soutien de l'oppression ?

On retrouve aussi une organisation sociale et sexuelle complexe chez Donald KINGSBURY, dans son planet opera "Parade nuptiale". Cette fois, les règles sont Imposée par la dureté de la vie sur une planète lointaine colonisée par l'humanité. Là encore, la sexualité et les sentiments vont jouer un rôle important.
Chez ces deux auteurs, l’humanité paraît maîtriser ses pulsions, mais d’autres auteurs ont imaginé que l’humanité puisse carrément maîtriser... sa physiologie.
 

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MALE, FEMELLE, HERMAPHRODITE... ET AUTRE.


John VARLEY
Un critique écrivit que chez John VARLEY, on change de sexe comme de chemise. Rien n'est moins faux.

L'essentiel de l'œuvre de VARLEY se déroule dans le même univers : l'humanité a été décimée par une invasion ET foudroyante. Elle a été chassée de la Terre et a colonisé le système solaire. Chaque planète tellurique et chaque satellite est à sa façon une petite Terre. L'humanité maîtrise le clonage, et certaines personnes peuvent changer de sexe à volonté, devenant tour à tour homme ou femme, même si les personnages principaux de VARLEY sont des femmes bisexuelles. D'ailleurs VARLEY semble vraiment fasciné par le lesbianisme... presque un peu trop d’ailleurs, comme le montre certaines scènes de cul répétitives dans "Le canal ophite".

Ces avantages physiologiques laissent donc une certaine liberté de mœurs, et c'est là le nœud gordien de l'œuvre de VARLEY, son point fort et son point faible. Doté d'une imagination échevelée, qui ne serait pas sans rappeler la rencontre de Tex AVERY et de la hard-science, il excelle à nous narrer des histoires profondément originales, très incongrues et souvent surprenantes. Le point faible de VARLEY, c'est qu'on en vient très souvent à la coucherie, et surtout aux potins et au courrier du cœur : qui fait quoi et avec qui ?

Cependant, VARLEY est un auteur unique, certes agaçant parfois, mais toujours surprenant, en particulier dans ses nouvelles [il est souvent considéré comme meilleur nouvelliste que romancier], qui pétillent d'intelligence, servies par une imagination débridée voire délirante. VARLEY réussit toujours à nous surprendre, variant à chaque fois sur ses thèmes favoris [sexualité, changements de sexe, clonage], s'affirmant comme un auteur incontournable par son originalité et son indiscutable talent.

Pour s'en convaincre, il suffit de lire "Persistance de la vision", ou bien "Le système Valentine" où un acteur plutonien tente d’échapper à la mafia, et d’aventures délirantes en changements de sexes tente d’arriver à bon port pour [enfin] jouer du SHAKESPEARE.

De Pluton à Neptune, nous sommes toujours dans le système solaire, et il n’y a qu’un pas, que je vous propose de franchir en compagnie de Samuel DELANY.
Samuel DELANY est l’un des rares Noirs américains à écrire de la SF. Couvert à ses débuts des éloges de POHL et BUDRYS [peu d'auteurs ont joui d'un tel palmarès critique], choisi par ELLISON pour figurer dans sa fameuse anthologie [avec qui il écrira d’ailleurs une nouvelle], un boulevard s’ouvrait à lui, qui avait su donner au space-op’ une profondeur rarement égalée.

Son roman « Triton » se situe un peu à la période charnière, quand DELANY était juste controversé, encore défendu par les tenants d’une speculative fiction intellectuelle. Ce roman se passe sur un satellite de Neptune où règne un liberté totale : on change de couleur de peau à volonté, et on peut aussi changer de sexe à volonté, d’autant qu’avec 50 sexes différents, ce n’est pas le choix qui manque. C’est dans ce monde, avec ses propres arts et sciences que l’on va suivre les aventures d’un ancien prostitué martien.

Narration ennuyeuse et intrigue touffue pour les uns, œuvre géniale pour ceux qui lui ont décerné le prix de la SF de Metz, catégorie roman étranger...
DELANY écrira aussi un roman pornographique [sans grand intérêt, il faut l'avouer] intitulé "Vice-versa".

La multiplicité des sexes humains est enfin évoquée par Greg EGAN, qui, dans "L’énigme de l’univers", imagine un proche futur où l'humanité compte désormais pas moins de... 6 sexes différents !
 
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  EXTRA-TERRESTRES TRANSGENRES


Isaac ASIMOV
C'est le bon docteur ASIMOV qui imaginera des E.T. trisexuels dans le livre qu’il considère comme son chef d’œuvre : "Les dieux eux-mêmes". Mais ce n'était qu'un début...

John BOYD, lui, prendra la succession de FARMER, en mettant en scène des relations sexuelles entre humain et ET, dans son roman "La planète fleur", où une femme aura des relations avec un ET qui n'est autre qu'une fleur. Cela nous renvoie au collège, et à l'étude de la reproduction des végétaux, dont il est ici aussi question. Il faut quand même préciser que les 100 premières pages du roman sont d'une lecture [très] laborieuse, même si la suite justifie amplement l’effort fourni. Un peu d’effort, et vous serez récompensés.



Ursula Le GUIN
Ursula LE GUIN, quant à elle, imagine dans "La main gauche de la nuit" une planète et une population étranges.
En effet, sur Nivôse, planète glacée par un hiver perpétuel, peuplé d'êtres presque humains. Il n’y a en effet ni homme ni femme, mais des êtres androgynes et asexués, qui se révèlent presque hermaphrodites, tour à tour homme ou femme le temps d’une brève période de rut. Aussi, quand Genly Aï, un humain arrive sur cette planète, passe-t-il pour un monstre.

Poignante réflexion sur la différence et la tolérance, sur les relations entre les sexes [imaginez une mère qui après avoir accouché féconde son ex-mari devenu sa femme !], ce roman fut fort justement récompensé par le Hugo et le Nébula, et c’est assurément l’un des meilleurs romans de « La ligue de tous les mondes ». Un roman magnifique, quoique lent et très descriptif, ce qui lui donne cette ambiance si particulière. Fans d'action et de batailles galactiques, passez votre chemin.

On retrouve un peu cette trame hermaphrodite dans un roman mineur de Theodore STURGEON, « Vénus plus X », mais aussi chez AYERDHAL avec son personnage histrionique du "Cycle du Daym", qui comprend "L' histrion" et "Sexomorphose".
 
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  SF ET HOMOSEXUALITE : VERS LA TOLERANCE


Theodore STURGEON
C'est Theodore STURGEON qui, le premier, brise le tabou de l'homosexualité dans la SF en 1953, avec une nouvelle, "Monde interdit", refusée par toutes les grande revues [CAMPBELL n’avait pas changé en si peu de temps !], et publiée dans une revue mineure, "Universe".

Mais c'est un Français qui est le pionnier du thème de l'homosexualité en SF : Francis BERTHELOT, polytechnicien, chercheur en biologie moléculaire, et auteur de SF d'une rare sensibilité, avait déjà chamboulé le space-op avec son premier roman, « La Lune noire d’Orion ». Avec son premier roman, il est l'auteur du premier space-op' où l'homosexualité joue un rôle central : que d'innovations pour un premier roman, fort justement récompensé par le prix du festival de Metz, catégorie roman français en 1980 .

Nous voici dans un lointain futur, où l'humanité a colonisé Ganymède depuis maintenant six siècles. Tout à coup, un gouvernement a l'idée de décréter la libre discrimination contre les Holoms [ceux que l'on appelait homosexuels au XXe siècle], pour les déporter dans un centre de redressement psychiatrique, rompant ainsi l'équilibre qui régnait jusqu'ici. Un holom nommé Silex va bientôt se retrouver au cœur d'une intrigue dont dépendra la sort de toute la constellation. Un beau space-op', dont l'intrigue n'est pas sans écho avec la fantasy, nous rappelant que la différence est une richesse et la tolérance une vertu indispensable.

Point positif supplémentaire : le réalisme passe par le langage. Il suffit de voir comment la langue française a évolué depuis quelques siècles pour se douter que si l'on parle de millénaires le langage a beaucoup évolué. Pour ne pas nous égarer, l'auteur a ajouté un glossaire, qui nous explique le sens des nouveaux mots.

La tolérance est aussi au centre d'un autre roman de BERTHELOT, l'un des romans les plus émouvants de la SF : "Rivage des intouchables".
Sur Erda-Rann, planète colonisée par l'humanité dans un lointain futur, il n'existe que deux types de paysage : un désert, chaud et sec, et une sorte d'océan visqueux doté d'une conscience propre, la Loumka. Les humains se sont séparés en deux clans, en fonction de leur lieu d'habitation, et s'y sont adaptés au point d’évoluer. Les Yrvènes vivent sur la Loumka et les Gurdes dans le désert. Etres intuitifs, ils ne se nourrissent que d'éléments liquides, leur peau est caoutchouteuse et pigmentée.
Les Gurdes sont des êtres froidement logiques, couverts d'écailles et ne se nourrissent que d'éléments solides. La mutation physique n'a hélas pas éradiquée la connerie humaine, et la guerre civile ravagera la planète, des atrocités seront commises dans les deux camps, jusqu'à ce que soit proclamée la paix.


La société se base maintenant sur une séparation très stricte, et tous les types de contacts entre les deux groupes sont rigoureusement interdits par la Loi d'instinct. Il existe cependant une petite minorité, les Transvers, des Gurdes et des Yrvènes qui refusent cette loi et vivent en harmonie, refusent la haine et se battent pour la réconciliation.

Puis un jour, une étrange maladie commence à faire des ravages mortels chez les Transvers, ranimant la haine dans les deux camps qui se retrouvent dans la haine des Transvers. Quelle sera l'issue de cette terrible épreuve : la haine ou l'amour ? Métaphore sur sida, réquisitoire contre la connerie humaine, ce roman est une réussite totale, un magnifique plaidoyer pour la différence et la tolérance, réflexion poignante sur les ravages de la maladie et de la connerie, un ouvrage indispensable, qui fut récompensé en 1991 par un grand prix de l'imaginaire, catégorie roman français, récompense mille et une fois méritée.

 


Francis BERTHELOT


Thomas DISCH
  Ami de DELANY et de MOORCOCK, Thomas DISCH, l'un des rares homosexuels auteur de SF, utilise dans "Sur les ailes du chant" de nombreux éléments autobiographiques et personnels, qui , dans un univers SF, deviennent métaphoriques. Le personnage principal, Daniel est qualifié de fairy [c'est à dire fée, mais aussi tante en argot], et on retrouve l'Iowa où DISCH a grandi, le départ de cet Etat conservateur vers New York, ainsi que la passion pour l'opéra et le chant, doublée d'une subtile métaphore de l'homosexualité.
Ce thème de l'homosexualité se retrouve dans ses nouvelles, en particulier dans les recueils "334" et "L'homme sans idées".



Michael MOORCOCK
Michael MOORCOCK, lui, ira encore plus loin avec sa nouvelle "Voici l’homme", dont il fera ensuite l’un de ses meilleurs romans.
Il met en scène Karl Glogauer, un homosexuel névrosé qui décide de remonter dans le temps pour assister à la crucifixion de Jésus. Hors, une fois sur place, quelle n'est pas sa surprise quand il se rend compte que personne ne connaît Jésus. Il va alors découvrir que Jésus n’est qu’un mongolien, que Marie n'est pas celle que les catholiques croient, car Jésus n'est pas né d’une vierge, comme le disent les Evangiles. Qui sera alors crucifié ?

Le roman souleva à l’époque une vraie tempête : jugé blasphématoire par beaucoup de croyants. MOORCOCK fera réapparaître son héros dans une suite d’aventures temporelles rocambolesques, « La défonce Glogauer », où il rencontrera d’ailleurs Jerry Cornelius, le James Bond bisexuel crée par MOORCOCK, en passant par la guerre du Viêt-Nam et la Commune de Paris.

Cette thématique christique et homosexuelle se retrouvera aussi dans un ouvrage décapant et déjanté de Gore VIDAL, "En direct du Golgotha". Saint-Paul et les membres de l'Eglise primitive, et même Jésus ne sont pas ceux que l'on croit, loin de là ! On y apprend même que le rap nous vient de l’Antiquité !


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La sexualité a donc souvent déclenché des scandales en SF, de FARMER à MOORCOCK et surtout SPINRAD, mais elle semble aujourd'hui bien intégrée. La SF est à l'image de la société : elle s'est bien libérée en 50 ans et s'autorise à explorer les questions éthiques et sociales que pose l'évolution des pratiques sexuelles dans l'avenir.

Avec le récent «Langues étrangères» de Paul DI FILIPPO, la SF a enfin son équivalent à la fameuse « Histoire de l’œil » de Georges BATAILLE : du cul, des cons, des chivres et du sperme à toutes les pages et dans toutes les positions !


Remerciements : Max, bien sûr pour [entre autre] son excellent boulot sur BALLARD - Mr.Cafard pour la qualité de son site, qui a pas mal contribué à ce dossier, et les sources suivantes : NooSFere, Actusf et Xavier, le libraire de la librairie Scylla. Merci enfin à Michael, qui a su m'écouter et me conseiller avec sa patience coutumière, lors de nos longues conversations téléphoniques.
 

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  BIBLIOGRAPHIE
Sauf mention contraire, tous les ouvrages sont disponibles.

"Histoire de sexe-fiction" Anthologie de Jacques Goimard, Livre de poche, 1985 [épuisé]
I - L'évolution sexuelle de l'humanité :
"Jack Barron et l'éternité" de Norman SPINRAD [Ed. J'ai lu]
"La semence du démon" de Dean R. KOONTZ [Ed. Pocket SF.]
"Les monades urbaines" de Robert SILVERBERG [Ed. Le livre de poche]
"Parade nuptiale" de Donald KINGSBURY [Ed. Folio-SF]

II - Mutations physiologiques maîtrisées :
"Persistance de la vision" nouvelles de John VARLEY [Ed. Folio-SF]
"Trilogie de Gaïa" [ "Titan" "Sorcière" "Démon"] de John VARLEY [Ed. Folio-SF]
"Le système Valentine" de John VARLEY [Ed. Denoël / Lunes d'encre]
"Gens de la Lune" de John VARLEY [Ed. Denoël / PdF]
"Le canal ophite" de John VARLEY, [Ed. Folio-SF]
"Triton" de Samuel R. DELANY [Ed Calmann-Lévy / Dimensions-SF et Pocket]
"L'énigme de l'univers" de Greg EGAN [Ed. Livre de poche]

III - Les ET
"Les dieux eux-mêmes" d'Isaac ASIMOV [Folio-SF]
"La planète fleur" de John BOYD [Ed. Denoël / PdF]
"La main gauche de la nuit" d'Ursula LE GUIN [Ed. Robert Laffont / A&D, une réédition au Livre de poche est prévue]
"Le cycle du Daym" d'AYERDHAL ["L'histrion" et "Sexomorphoses"] Ed. J'ai lu

IV - L'homosexualité
- "Monde interdit" fut publié dans "Les songes superbes de Théodore STURGEON", une anthologie de nouvelles réalisée par Alain DOREMIEUX, publiée chez Casterman puis Pocket [épuisé]. Cette nouvelle sera rééditée dans l'intégrale des nouvelles de STURGEON, prévue pour 2004 ou 2005 chez Flammarion [coll. Imagine]
- "La lune noire d'Orion" de Francis BERTHELOT, Calmann-Lévy / Dimensions-SF
- "Rivage des intouchables" de Francis BERTHELOT [Ed. Folio-SF]
- "La ville au fond de l'œil" de Francis BERTHELOT [Denoël / PdF]
- "Sur les ailes du chant" de Thomas DISCH [Ed. Folio-SF]
- "334" Nouvelles de Thomas DISCH [Denoël / PdF]
- "L'homme sans idées" Nouvelles de Thomas DISCH [Ed. Denoël / PdF]
- "Cocon" de Greg EGAN, publié chez DLM [archi-épuisé]
- "Voici l'homme" de Michael MOORCOCK réédité par L'atalante
- "Les aventures de Jerry Cornelius" ont été rééditées en un seul volume chez L'Atalante
- "La défonce Glogauer" de Michael Moorcock successivement chez Champ libre [Chute libre] et Lattès / Titres-sf] [épuisé]
- "En direct du Golgotha" de Gore VIDAL a été réédité en poche chez Rivages
- "Langues étrangères" de Paul DI FILIPPO [Robert Laffont / A&D]
 
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AVEC P.J. FARMER, LA SF S'ENVOIE EN L'AIR !
AVEC J.G. BALLARD, LA SF SE MECANISE

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